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ACCEUIL
Le
bois énergie :
1 - Historique
2 - Combution du bois
3 - Aspects
environnementaux
4 - Economie
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Combustion du
bois
Combustion
primaire
Porté
à haute température le bois brûle en
produisant des
fumées composées d'eau, de gaz carbonique, de
composés organiques
volatils (en majorité du méthane), et de nombreux
autres composants
en quantité plus faible. Plus la teneur en eau du bois est
élevée,
plus la quantité de fumées par unité
d'énergie produite est
élevée, et plus les composés
organiques produits sont lourds. En
l'absence de combustion secondaire les fumées se condensent
dans la
cheminée provoquant des dépots de suie et de
créosote qui peuvent
l'obstruer et/ou provoquer des feux de cheminée. La fraction
des
fumées qui ne condense pas est rejetée dans
l'atmosphère pouvant
conduire à une pollution importante avec des
conséquences
sanitaires.
La
combustion primaire est observée dans les
cheminées ouvertes,
les foyers fermés (poêles, cuisinières,
chaudières, ...) anciens,
le foyer des gazogènes, la phase d'allumage des foyers
fermés à
combustion secondaire. Son rendement est toujours faible
(inférieur,
voire très inférieur, à 50%).
Combustion
secondaire
Les
gaz émis par le bois chauffé brûlent
à très haute
température avec un rendement qui est potentiellement
très proche
de 100%. Dans les poêles modernes, une fois passée
la phase
d'allumage, l'arrivée d'air primaire est coupée,
et le chauffage du
bois n'est produit que par la combustion secondaire. Dans les
poêles
à pellets il n'y a pas de combustion primaire, le chauffage
initial
du bois est obtenu par une résistance électrique.
Dans les
équipements les plus performants la combustion secondaire
est
effectuée dans un compartiment séparé.
Teneur en eau
Pour
brûler correctement le bois doit être sec. Pendant
la
combustion du bois une grande partie de l'énergie produite
est
consacrée à chauffer et vaporiser l'eau (contenue
dans le bois)
dont la capacité thermique et la chaleur latente sont
particulièrement élevées. Le bois vert
contient plus de la moitié
de son poids en eau. Un bois en équilibre avec l'air ambiant
(équilibre obtenu au bout de plus de deux ans pour des
bûches non
fendues) a un taux d'humidité de l'ordre de 20%. Les pellets
et
briques de bois compressé sont vendus à un taux
d'humidité
inférieur à 10%, qui, malgré une
énergie grise nettement
supérieure, leur donne un bilan écologique plus
favorable, à
condition d'être stockés dans un local
particulièrement sec pour
éviter toute reprise d'humidité.
Pouvoir
calorifique inférieur (PCI) du bois:
-
1,7 kWh/kg
à 60% d'humidité ;
-
4,0 kWh/kg
à 20% d'humidité ;
-
4,4 kWh/kg à 11% d'humidité.
Ce
pouvoir calorifique est indépendant de l'essence et
même de
la partie de la plante considérée
(écorce comprise). Toutefois la
densité du bois étant très variable,
le pouvoir calorifique par
unité de volume varie fortement, considération
importante compte
tenu du fait que le bois est en général vendu au
volume.
Rendements
On
peut comparer les différents rendements de types de
chauffage
au bois (par moderne on entend un appareil à combustion
secondaire) :
-
Cheminée
ouverte : inférieur à 10 %
(rendement lors de la combustion. Sur une année, le
rendement peut être négatif, du fait des pertes
thermiques importantes lorsque la cheminée n'est pas
utilisée)
-
Insert ancien
fermé par une vitre : 30 à 50 %
-
Insert moderne
fermé par une vitre : 70 à 85 %
-
Poêle
à bûches ancien : 40 à
50 %
-
Poêle
à bûches moderne : 70 à
85 %
-
Chaudière
de cheminée : 70 à 80 %
-
Chaudières
à bois : 60 à 80 %
-
Chaudières
à gazéification de bois : 75
à 95 %
-
Chaudière
et poêles à granulés de bois (Pellet):
85 à 95 %
-
Chaudière
à plaquettes forestières : 75
à 90 %
-
Réseaux de chaleur : fonction de
la chaudière utilisée et de la distance
D'une
façon générale les
chaudières ont un rendement
sensiblement inférieur aux poêles de
même technologie en raison de
la présence dans le foyer, ou à
proximité immédiate du foyer,
d'un bouilleur dont la température est pour des raisons de
sécurité
comprise entre 50° et 80° en fonctionnement normal. La
température
du foyer lui même est abaissée par cette source
froide, ce qui
diminue l'efficacité de la combustion secondaire.
Les
formes d'utilisation pour la combustion
Les
essences de bois de chauffage
Les
essences de bois sont classées en deux grandes familles
selon
leur densité :
-
les feuillus durs
(chêne, hêtre, frêne,
châtaignier, charme, noyer, robinier faux-acacia, arbres
fruitiers etc.);
-
les résineux
(épicéa, sapin, pin,
mélèze, douglas) et feuillus tendres, (peuplier,
saule, aulne, bouleau, etc.).
Le
chauffage domestique ayant souvent un aspect important de
spectacle des flammes et la plupart des installations étant
encore
dépourvues de système de stockage de chaleur
(hudroaccumulation,
poêles de masse), les feuillus durs sont traditionnellement
les plus
appréciés pour cette utilisation, à
l’exception du châtaignier
qui nécessite l'utilisation d'un pare-feu car il
éclate et produit
des étincelles lorsqu'il brûle.
Les
feuillus tendres et les résineux brûlent plus
vite. S’ils
sont mal stockés, ils se dégradent rapidement.
Ils sont néanmoins
appréciés pour leur température de
combustion élevée qui
améliore le rendement des appareils et permet une
montée rapide en
température.
-
Le sapin et
l'épicéa ont le même pouvoir
calorifique mais le sapin produisant moins de résine, il
génère moins d'étincelles.
-
Le pin et le
mélèze sont de bien meilleure qualité,
mais sont moins répandus.
-
Le bouleau est
souvent utilisé pour les cheminées, car il donne
une belle flamme (claire, légèrement
bleutée) et un bon arôme. Il brûle
relativement rapidement.
-
Le
hêtre est considéré comme le bois de
chauffage idéal car il donne une belle flamme et de bonnes
braises presque sans étincelles et possède, en
outre, un très haut pouvoir calorifique. L'apport
énergétique / calorifique du bois de
hêtre est souvent cité comme une
référence par rapport à d'autres bois.
Son odeur est généralement très
appréciée, c'est la raison pour laquelle le
fumage des denrées alimentaires est fait principalement sur
bois de hêtre.
-
Le
chêne a de multiples usages. Il donne de bonnes braises mais
une flamme moins belle. Le pouvoir calorifique est encore un peu plus
élevé que celui du hêtre, et la
combustion est la meilleure. Le chêne contient beaucoup de
tanins nécessitant une bonne aération. Il est
donc bien adapté pour les fours, mais pas pour les
cheminées ouvertes.
-
Le charme commun,
de même que le chêne, a un très haut
pouvoir calorifique. Il donne une belle flamme et brûle
longtemps. Comme le frêne et le robinier faux acacia, il est
particulièrement difficile à couper et
émousse donc vite les chaines des tronçonneuses.
Le frêne donne la plus belle flamme. Il est idéal
pour les cheminées, car il produit peu
d'étincelles.
Les bûches
C'est
l'utilisation historique depuis la nuit des temps, utilisée
dans presque tous les appareils de chauffage domestiques anciens.
Pour les appareils modernes, l'utilisation du bois bûche
présente
souvent des performances inférieures aux appareils
à plaquettes ou
à granulés. De plus, il est possible d'utiliser
du combustible
insuffisamment sec, ou de dérégler manuellement
les arrivées
d'air, ce qui a pour conséquence de provoquer des pollutions
atmosphériques (poussières, HAP,etc...). Par
contre, c'est la forme
qui demande le moins de transformation.
Les plaquettes,
forestières ou industrielles
Il
s'agit ici de bois déchiqueté en plaquettes
d'environ 3x2x1
cm. Ceci présente l'avantage d'être
utilisé dans des chaudières
automatiques, et supprime donc la contrainte du chargement manuel
à
chaque flambée. En outre, les exigences sur ces plaquettes
font que
le bois doit être sec (humidité <20%), ce
qui améliore le
rendement de combustion. On distingue :
-
les plaquettes
forestières issues de la sylviculture : le bois est
généralement broyé encore humide, puis
les plaquettes sont séchées en tas afin
d'utiliser le phénomène de fermentation (quelques
mois).
-
les plaquettes industrielles issues de l'industrie
du bois : le bois est généralement sec
et les plaquettes peuvent être utilisées
aussitôt après broyage.
Les
granulés ou pellets
Les
pellets sont de petits cylindres de quelques mm obtenus par
compression de la sciure de bois, après l'avoir
réduite à l'état
de poudre. Ce procédé nécessite une
installation de type
industriel, mais procure un combustible très sec
(humidité de
l'ordre de 5%) ayant donc un pouvoir calorifique
élevé (PCI de 4,5
kWh/kg). Ses performances en font un combustible mieux
adapté aux
petites installations domestique à cause d'un volume de
stockage
réduit par rapport aux plaquettes. De plus, l'alimentation
des
chaudières automatiques à granulés est
plus souple que celles à
plaquettes (aspiration des granulés). Ces
granulés peuvent
également être utilisés dans des
poêles spécifiques avec
d'excellentes performances.
On
peut noter qu'il existe des briquettes fabriquées avec un
procédé similaire, lesquelles sont utilisables
dans les poêles
conventionnels.
Autres formes
On
peut parler ici de tous les rebuts : écorces,
vieilles
palettes, etc... à condition que le bois soit sain. Ceci
concerne
généralement les chaufferies de plus grande
taille. (Source WIKIPEDIA)
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